vendredi 20 juin 2008

Apprenez en ligne avec les fonctionnaires canadiens

Pour voir la e-formation par les deux bouts, voici une proposition à deux vitesses de visite du "Campus Direct" de l'Ecole des Fonctionnaires du Canada
  1. Suivre un cours en ligne gratuit, "La traversée vers l'apprentissage en ligne !"
C'est un cours en libre accès sur l'initiation à la e-formation. Vous pouvez le tester, et voir s'il faut le recommander (voire l'imposer) à ceux qui vont avoir à travailler sur le sujet :

http://courses.campusdirect.gc.ca/courses/custom/ccmd_pte/globals/index_f.asp

Ce cours présente un survol complet de l'apprentissage en ligne et offre une occasion unique d'en faire l'expérience dans le cadre de ses exercices pratiques.

Avec l'apprentissage en ligne, vous prenez le volant ! C'est vous qui décidez le parcours et ce que vous voulez apprendre. Alors, prenez en main votre apprentissage en ligne et suivez la route de La traversée vers l'apprentissage en ligne !

2. pour bâtir une vision ambitieuse à moyen terme, visitez le Campus en ligne de l'Ecole de la Fonction Publique du Canada ... et son somptueux catalogue d'apprentissages en ligne

La formation précédente est en libre service sur le site de e-formation des fonctionnaires du Canada.

Voir le catalogue des cours en ligne de ce site : http://www.campusdirect.gc.ca/d/daa_f.asp

Quizz (plusieurs réponses possibles) :
  1. il y a de quoi rêver pour construire une vision d'un projet pour des ministères français ;
  2. il y a de quoi continuer à se renseigner, faire le tour du site pour voir comment ça marche, etc ...
  3. il y a de quoi montrer, faire réfléchir, convaincre, ...
  4. et organiser un voyage d'étude interministériel au Canada.

lundi 16 juin 2008

Tout, vous saurez tout sur le e-learning au Royaume-Uni



J'ai évoqué ici le 9 janvier ( E-learning au Royaume-Uni : un organe partenarial de promotion) l'intérêt de l'exemple britannique au vu d'un premier parcours encore sommaire de sites publics sur la e-formation.

Ayant vu sur les flux RSS de ce blog qu'Educnet venait de signaler deux rapports, par des émissaires du pôle de compétitivité des contenus numériques Cap Digital Paris Région, je me suis empressé de les consulter : ils sont très intéressants !

Je vous recommande de lire vous aussi ces rapports très stimulants

Avec ces documents, on est en effet au coeur du sujet "quelle politique nationale de partenariat public-privé pour la e-formation ?". Ce n'est donc pas par hasard que ces documents sont émis par le pôle de compétitivité des contenus numériques Cap Digital Paris Région, qui associé des industriels et des universitaires réunis dans une coordination

Les rapport sont issus de rencontres lors du salon BETT 2008. Créé en 1985, le BETT est devenu l’un des plus importants salons internationaux des TICE et de l’Education numérique
    • Il prolonge déébut juin sur le même sujet, par un commentaire de la journée du séminaire international TEMATICE du 28 mai sur le sujet "Technologies et pédagogies dans l’enseignement supérieur : le cas de l'Université Ouverte du Royaume Uni"
  • Philippe Portelli, directeur des ressources et des Technologies au CNDP, a coordonné dans le second rapport les contributions issues d'une mission d'études menée au BETT en janvier 2008. Il y présente les grandes caractéristiques de ce salon et les différentes organisations, gouvernementales, privées ou associatives, qui concourent à la mise en oeuvre de la politique britannique des TICE.

Parallèlement, l'ambassade de France à Londres a publié le 1er février 2008 une note de veille scientifique "Le Web 2.0 et les universités au Royaume-Uni" :

L'adoption massive des outils du web 2.0 par les étudiants britanniques a incité les universités du Royaume-Uni à s'intéresser à ces évolutions. De nombreux rapports ont été publiés précisant les actions à mettre en place afin de les intégrer. Les deux premières parties de ce document rappellent quels sont les principaux outils du Web 2.0, la troisième partie donnant des exemples d'utilisation et des retours d'expériences d'universités britanniques :

  • Une nouvelle population d'étudiants
  • Etude comparative de trois universités : Leeds, Warwick et Brighton
  • La stratégie Web 2.0 de l'Université d'Edimbourg

L'auteur de la note s'appuie sur la consultation de quelques documents (dont celui d'Isabelle Dremeau, que j'ai évoqué ici le 20 janvier (à la fin de l'article Grenelle de l'environnement, donc e-formation )

Voici mes propres commentaires et idées

  • cela fait plusieurs sources l'information sur les TICE au Royaume Uni repérées et diffusés dans nos milieux en quelques jours ... ce qui montre que nos systèmes de veille existent et fonctionnent ! ... sachons nous en servir !
  • je crois qu'il y a beaucoup à apprendre à tous les niveaux à partir de la politique UK : profitons-en pour faire de l' "intelligence" (au sens anglais : veille stratégique afin de déboucher sur une amélioration des dispositifs français).
  • à partir de cet exemple, les UNT et/ou la SDTICE pourraient voir avec le ministère des affaires étrangères comment inscrire cet axe de veille dans les thèmes suivis par les services scientifiques des ambassades ... et avec nos réseaux nationaux comment traiter ces informations pour que cette veille soit suivie d'effets
  • Si les documents anglais peuvent faire avancer les esprits en France ("nul n'est prophète en son pays"), servons-nous en dans ce sens dans la communication sur les TICE : par exemple pour montrer à tous les employeurs (en particulier ceux qui sont dans les instances d'orientation des établissements de formation) que les "digital natives" sont à leurs portes.
  • les outils du web 2.0 devraient sans doute être pris en compte dans les C2i ; plus largement, des stratégies de formation à la maîtrise des différentes dimensions du travail collaboratif dans une organisation en réseau doivent absolument être développées (c'est la version 2010 des formations à la conduite de réunion, à la dynamique des groupes, de l'initiation aux sciences sociales, à la psychosociologie et à la sociologie du travail, etc ... qu'on suivait il y a 30 ou 40 ans).

mercredi 11 juin 2008

Les étudiants en ingénierie australiens font des Travaux Pratiques virtuels

Les laboratoires de recherche scientifique migrent sur Internet

(Source : L'Atelier BNP-Paribas, 11 juin 2008)

Pour réaliser les expériences nécessaires à leurs études, les étudiants scientifiques de l'UTS University n'ont plus besoin que d'une connexion Internet : le laboratoire est désormais sur le web.

Publié le 11 Juin 2008
Image labo-virtuel

Plus besoin de se déplacer pour réaliser des expériences en laboratoire. L'UTS University de Sydney a lancé en partenariat avec l'Etat australien un site permettant aux étudiants des disciplines scientifiques de mener des expériences à distance. Ce, quels que soient l'heure et l'endroit où ils se trouvent.


Ce laboratoire virtuel fonctionne via une plate-forme logicielle, reliée à un centre de données et à divers équipements. Pour en profiter, il suffit de se connecter et de se rendre sur le site, qui fonctionne comme un univers virtuel en temps réel. Les participants reçoivent alors les données dont ils ont besoin pour mener leurs recherches. Et selon les responsables du projet, ce ne sont pas moins de mille étudiants par semestre qui peuvent se rendre virtuellement dans les locaux. Ce, pour mener des expériences dans un grand nombre de disciplines comme la dynamique des fluides, la mécatronique ou l'ingénierie.

Plus de tests, moins de casse

"Le laboratoire a d'abord été conçu pour donner plus de flexibilité aux étudiants", explique Archie Johnston, professeur d'ingénierie à l'université. Et d'ajouter :"L'initiative permet également d'utiliser des équipements coûteux et fragiles sans le risque de les abîmer ou de mal les manipuler. Elle a aussi permis de mener un plus grand nombre d'expériences que si celles-ci avaient dû être testées à la manière traditionnelle".

Seul regret : les responsables du projet n'expliquent pas comment le laboratoire fonctionne réellement, et de quel degré d'autonomie disposent les étudiants. Ni si les tests sont virtuellement surveillés, ou tout du moins supervisés par des membres du corps enseignant.

Vers une généralisation de l'expérience virtuelle

Reste que le système devrait à terme être utilisé comme le support principal pour les recherches que les élèves doivent effectuer en laboratoire. "Nous croyons que ce type de support pourrait remplacer éventuellement les méthodes traditionnelles de test en laboratoire", souligne Archie Johnston, professeur d'ingénierie à l'université. L'initiative devrait d'ailleurs être élargie peu à peu au pays. Les expériences nécessitant une manipulation physique mises à part, évidemment.

La mise en place de solutions d'apprentissage à distance se multiplie dans les universités : celle de Nottingham, par exemple, propose depuis près d'un an plusieurs supports visuels (par exemple les Visual Learning Labs) permettant aux étudiants de suivre leurs cours en permanence. A noter : l'université a bénéficié d'une enveloppe de 50 000 dollars de la part de la Motorola Foundation pour mener son projet.

vendredi 6 juin 2008

Socio-constructivistes de tous les pays, participez aux ateliers-TICE et aux wikis-TICE des Assises du numérique !

Je découvre sur le site des Assises du numérique et sur le wiki des Assises du numérique qu'il est prévu des ateliers sur les TICE et les universités numériques.


Première impression : cette opération recourt à des outils collaboratifs assez complets et intéressants (XWIKI pour le wiki, anonyme pour le site), sur lequels on peut se faire la main, ... et qu'on aimerait bien avoir en permanence dans son organisation pour faire des gammes et évoluer ensemble vers des organisations web2.0.

Voila donc une occasion de pratiquer du web2.0 dans une discussion publique en ligne, avec l'espoir que, de ces formes de contribution appuyées sur des outils collaboratifs adhoc,
  • deviendront visibles et partagées des connaissances précédemment cachées,
  • surgiront des consensus,
  • naîtront des idées nouvelles, ... .
C'est d'ailleurs bien ce que nous attendons des outils collaboratifs qui sont sur nos plateformes de formation, non ? Participons-y donc, pour être cohérents avec le paradigme socio-constructiviste qui est devenu incontournable dans le monde de la formation ! ( voir ici une présentation du socio-constructivisme qui peut aussi servir dans une initiation à la gestion des connaissances )


1. Les TIC: une obligation pour enseigner aujourd'huiUsage24/06/2008Paris
Jean-Yves Capul (MEN / STSI / SDTICE)

Les TIC: une obligation pour enseigner aujourd’hui

Lycée Louis le Grand

123 rue saint Jacques
75005 Paris



Université numérique, présidée par Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
10/07/2008Paris9h 18h

Université numérique

pilote : Henri Isaac intervenants : pf G. Musca (liste à compléter)
Inscriptions : catherine.fabreguettes@education.gouv.fr



Il y a un wiki (aujourd'hui très peu fréquenté) pour chacun de ces ateliers. Il est difficile d'apprécier quel rôle vont jouer ces wikis et ces ateliers et l'importance d'y participer ... mais si personne n'y va, les choses bougeront encore moins vite !

Je serais donc d'avis de proposer une utilisation un peu volontariste de ces wikis (j'y ai mis mon grain de sel pour faire mes premières gammes sur wiki et amorcer la pompe).

lundi 19 mai 2008

Le réseau d'excellence européen dédié aux TICE

Il faut de temps en temps entrouvrir une lucarne vers les très nombreux programmes européens actifs sur les sujets de technologies pour la formation. En voici un exemple qui vient de faire l'objet d'un "focus" sur le site de l'Atelier Nouvelles Technologies de BNPParibas.

Pour vous mettre en appétit, voici la liste des sujets à l'étude (Research Activities) dans ce programme :

·Personalized Adaptive Learning

· Interactive Media

· Learning Objects, Metadata and Standards

· Knowledge Work Management

·Roadmap

· Social Software

· Gender mainstreaming

· Projects & Links



Europe : la formation continue se dessine sur le web

Le portail ProLearn vise le rapprochement des établissements de recherche et des entreprises autour des problématiques de formation professionnelle. Il intègre de nombreux outils de données et de communication.

Publié le 16 Mai 2008
Symbole sociétéFaire le pont entre les centres de recherche universitaires et les programmes de formation dispensés aux professionnels en entreprise. Telle est l'ambition du projet communautaire européen ProLearn. Inscrite au sixième programme-cadre pour la recherche et le développement technologique, cette récente initiative joue la carte de la technologie, et plus particulièrement de l'Internet pour rapprocher les groupes de recherche des acteurs de l'industrie.

Objectif affiché :

  • créer "un réseau d'excellence" en matière d'apprentissage et de formation professionnels.

Un programme qui passe par le

  • développement d'un dispositif commun "d'apprentissage amélioré par la technologie" (TEL), revêtant la forme d'un portail web. Ce dernier permet les échanges - données et communications - et comprend de nombreuses ressources, notamment des publications universitaires.

Soutien à la formation continue

"De plus en plus d'entreprises réalisent qu'elles doivent investir dans la formation continue de leurs employés si elles veulent rester compétitives", explique le docteur Eelco Herder, responsable du projet ProLearn.

Pour que la mise en relation des acteurs du monde professionnel et de celui de la science soit la plus constructive possible, une large adoption du système TEL est nécessaire. Un objectif qui implique une compatibilité des systèmes des différentes institutions participant au réseau.

La mise en place de ce projet vient notamment pallier la fragmentation des initiatives - principalement du fait des centres de recherche et des universités - recensées à travers l'Europe. "Avant ProLearn, les établissements européens lançaient des projets très prometteurs mais qui ne proposaient finalement que des solutions limitées", poursuit Eelco Herder qui ajoute que : "ces petits îlots de connaissance avaient leurs propres standards, leurs propres systèmes de communication ainsi que leur technologies et services propriétaires".

Une plate-forme riche de nombreux outils

Autres éléments permettant de favoriser l'adoption du système :

  • il est doté d'une interface simplifiée baptisée Simple Query Interface (SQI). Elle assure le traitement des requêtes des utilisateurs et des réponses qui leurs sont délivrées sur un mode standardisé.
  • un espace dédié aux entreprises y est également mis à disposition. Dénommé Virtual Competence Center, il intègre différents services et outils destinés à appuyer les centres de formation professionnelle dans leurs activités.
  • Parmi les applications proposées on compte par exemple Flashmeeting, qui est un module de vidéoconférence passant par le navigateur Internet. A noter : celle-ci a été développée par l'Open University, la seule université britannique à proposer des enseignements à distance.
  • D'autres logiciels sont également proposés comme le navigateur spécialisé Conzilla - sorte de wiki structurant l'information via des diagrammes -
  • ou encore le Confolio portfolio management system.

Ces outils sont accessibles gratuitement aux centres de recherche et entreprises membres de l'association EATEL.

A lire aussi sur le site de L'Atelier :

samedi 17 mai 2008

Les aventuriers du e-learning en BD

E-learning Agency présente : Les aventuriers du e-learning, en BD.

Ouvrez l'album, cliquez sur 'fullscreen', et feuilletez ! Cliquer sur une page pour l'agrandir puis pour revenir à la taille initiale.

Deux extraits :





vendredi 16 mai 2008

Quand Microsoft donne un outil-auteur e-learning

Le sujet des outils pour enseignants et formateurs est bien sûr récurrent dans une démarche d'introduction de la e-formation.

J'ai évoqué plusieurs fois les chaînes éditoriales, dont Scenari (utilisé par l'ENSG et l'ENTE d'Aix en Provence), et e-doceo (utilisé par l'ENTE de Valenciennes). En sortant d'une réunion de suivi d'une étude sur les besoins en outils numériques pour la formation dans le ministère où ce sujet a été évoqué, je tombe sur les informations ci-dessous signalées par Romain dans Le coin du e-learning pas plus tard qu'hier soir, jeudi 15 mai 2008 à 23:59.

Voici donc une annonce pour un produit téléchargeable depuis Microsoft ... il reste donc à l'évaluer en pratique (quand il sera en français), en particulier pour savoir s'il est suffisamment détachable des environnements Microsoft. S'il peut servir à vulgariser le rôle des outils-auteur, ce peut être intéressant de l'avoir sous la main pour des démonstrations, des exmples, des exercices, ...

LCDS


La surprise du moment côté actualité e-learning vient du côté de chez Microsoft...

Depuis quelques jours, le LCDS, Learning Content Development System, est en téléchargement gratuitement.

Cette application permet aux enseignants et formateurs spécialisés en formation à distance de créer et publier leur propres cours en ligne. Ce générateur de contenus permet de créer des cours, des quizz, des jeux éducatifs, et même des animations basées sur Silverlight, en y intégrant des images, des vidéos, des animations Flash, etc.... Et pour les spécialistes, sachez que le contenu ainsi conçu est compatible Scorm 1.2, donc utilisable par nombre de plateformes de formation LMS (Learning Management System).

L'installation se fait plutôt simplement, en tout cas sous XP. L'interface paraît sympathique, structurée en 3 zones : plan du cours, templates, et visualisation de la page.

Interface LCDS Learning Content Development System


Pour en savoir plus, consultez la FAQ dédiée au LCDS. A noter qu'il vous faudra un compte Microsoft (Hotmail, Messenger, Passport) pour accéder au téléchargement.