J’ai fait partie en 2011 d’un panel interrogé par mon
collègue Patrick Rambert qui représente l’INRIA dans les universités numériques
thématiques, dont UNIT : voir plus bas la page extraite de Fuscia.info.
J’ai trouvé très significatif et passionnant qu’un très grand établissement
de recherche comme l’INRIA, peut-être un
peu éloigné, par construction, de la partie « enseignement » des
universités, se préoccupe de définir une stratégie qui touche le renforcement
de ses liaisons avec la e-formation et l'enseignement, à la fois
- quant aux contenus des formations elles-mêmes, comme mode de valorisation essentiel des résultats de recherches de l'institut,
- mais aussi quant à ses propres orientations de
recherche théoriques et technologiques relatives à tous les registres de développements d’environnements numériques du monde de
la e-formation.
« Depuis 2008, sous l’impulsion d’un comité
éditorial, fuscia s’efforce
- de promouvoir la production de cours en informatique
et mathématiques appliquées,
- de faciliter l’accès aux ressources pédagogiques
numériques,
- de répondre aux questions des utilisateurs,
- d’expérimenter les technologies éducatives issues de
la recherche
- et d’étendre ce réseau au plan international.
Après 4 ans de collaborations, Inria a souhaité mener
une réflexion sur le bilan et les nouvelles priorités de ce partenariat. Le
rapport interne qui a été élaboré en septembre 2011 est, pour une large part,
basé sur une tentative d’étude de
prospective du domaine ici présentée.
Pour situer le bilan fuscia 2008-2011 dans un cadre
plus large, et pour éclairer les propositions nouvelles pour ce partenariat Inria-Universités numériques,
il nous a semblé nécessaire d’entreprendre une enquête état de
l’art/prospective constitué d’un ensemble d’entretiens et de lectures
critiques.
Il s’agit principalement de chercher des réponses aux
questions suivantes :
- où en est l’introduction du numérique dans
l’éducation ?
- quelles sont les technologies clés et les avancées
scientifiques à fort impact sur ce secteur ?
- quelles comparaisons internationales seraient pertinentes et que nous montrent-elles ?
- les Universités numériques sont-elles un enjeu pour
Inria ?
- comment Inria peut-il contribuer à leur développement
et à la visibilité internationale de l’enseignement français ?
Le cadre naturel de cette étude est l’enseignement
supérieur. Mais les premiers entretiens nous ont amenés à considérer, sur
certains aspects, une perspective plus vaste à savoir l’e-éducation.
Les publics cibles concernés sont les étudiants, mais aussi les ingénieurs en
entreprise et donc la formation continue.
Actuellement cet effort de veille se poursuit dans le
cadre du projet IDEFI uTOP.
Il porte sur des éléments nouveaux sur les
technologies et les usages en e-éducation, (en particulier sur les
MOOC Massive Open Online Courses des Universités américaines MITX, EdX,
Stanford, Coursera, Udacity, Open University, UOC …). »