samedi 15 septembre 2012

Refondons l'École de la République : une grand ambition pour le numérique

Un peu de couper - coller pour faire circuler l'information : 


L'École est au cœur des défis que les technologies numériques posent à notre société. Elle doit non seulement former les élèves à maitriser les outils qu'ils utilisent chaque jour dans leurs études et leurs loisirs, mais aussi, et surtout, préparer le futur citoyen à vivre dans une société dont l'environnement technologique est amené à évoluer de plus en plus rapidement. Ainsi la grande concertation sur la refondation de l'École consacre un volet important au numérique.

Refondons l'écoleLa concertation sur la refondation de l'École de la République a été lancée le 4 juillet 2012. Cette concertation se veut la plus large possible afin de mobiliser tous les acteurs de l'École.

Un volet important de cette concertation, « une grande ambition numérique pour l'École » installe au cœur du débat les enjeux liés aux TICE dans le système éducatif. Parmi les problématiques soulevées :
  • Comment développer le numérique éducatif à l'École ? 
  • Comment former les enseignants à l'utilisation des technologies de l'information et de la communication ? 
  • Comment faire en sorte que ces technologies soient pleinement intégrées aux méthodes et aux contenus pédagogiques ? 
  • Comment apprendre à maîtriser ces technologies ?
La concertation a également lieu dans les territoires pour mettre en lumière les initiatives et les propositions les plus innovantes et les plus efficaces.
Sur la base des travaux issus de cette concertation, seront proposés, avant la fin de l'année, un projet de loi et un ensemble de mesures associées pour refonder l'École de la République.

Veille et prospective en e-éducation : les bonnes pages du rapport de l'INRIA


J’ai fait partie en 2011 d’un panel interrogé par mon collègue Patrick Rambert qui représente l’INRIA dans les universités numériques thématiques, dont UNIT : voir plus bas la page extraite de Fuscia.info. 

 
J’ai trouvé très significatif et passionnant qu’un très grand établissement de recherche  comme l’INRIA, peut-être un peu éloigné, par construction, de la partie « enseignement » des universités, se préoccupe de définir une stratégie qui touche le renforcement de ses liaisons avec la e-formation et l'enseignement, à la fois
  •  quant aux contenus des formations elles-mêmes, comme mode de valorisation essentiel des résultats de recherches de l'institut,
  • mais aussi quant à ses propres orientations de recherche théoriques et technologiques relatives à tous les registres de développements d’environnements numériques du monde de la e-formation.
J’avais trouvé le rapport final très riche, et méritant d’être largement connu : une édition des principales pages de cette partie prospective est aujourd’hui accessible sur fuscia.info. Elle donne (en 185 pages !) une vision globale arrêtée fin septembre 2011.

 
« Depuis 2008, sous l’impulsion d’un comité éditorial, fuscia s’efforce

  • de promouvoir la production de cours en informatique et mathématiques appliquées,
  •  de faciliter l’accès aux ressources pédagogiques numériques, 
  • de répondre aux questions des utilisateurs, 
  • d’expérimenter les technologies éducatives issues de la recherche
  • et d’étendre ce réseau au plan international.
Après 4 ans de collaborations, Inria a souhaité mener une réflexion sur le bilan et les nouvelles priorités de ce partenariat. Le rapport interne qui a été élaboré en septembre 2011 est, pour une large part, basé sur une tentative d’étude de prospective du domaine ici présentée.

Pour situer le bilan fuscia 2008-2011 dans un cadre plus large, et pour éclairer les propositions nouvelles pour ce partenariat Inria-Universités numériques, il nous a semblé nécessaire d’entreprendre une enquête état de l’art/prospective constitué d’un ensemble d’entretiens et de lectures critiques.

Il s’agit principalement de chercher des réponses aux questions suivantes :
  • où en est l’introduction du numérique dans l’éducation ? 
  • quelles sont les technologies clés et les avancées scientifiques à fort impact sur ce secteur ? 
  • quelles comparaisons internationales seraient pertinentes et que nous montrent-elles ?
  •  les Universités numériques sont-elles un enjeu pour Inria ? 
  • comment Inria peut-il contribuer à leur développement et à la visibilité internationale de l’enseignement français ?

Le cadre naturel de cette étude est l’enseignement supérieur. Mais les premiers entretiens nous ont amenés à considérer, sur certains aspects, une perspective plus vaste à savoir l’e-éducation. Les publics cibles concernés sont les étudiants, mais aussi les ingénieurs en entreprise et donc la formation continue.


Actuellement cet effort de veille se poursuit dans le cadre du projet IDEFI uTOP.

Il porte sur des éléments nouveaux sur les technologies et les usages en e-éducation, (en particulier sur les MOOC Massive Open Online Courses des Universités américaines MITX, EdX, Stanford, Coursera, Udacity, Open University, UOC …). »

vendredi 14 septembre 2012

E-formation dans les programmes de l’Union Européenne



Je viens de refaire un tour rapide sur des sujets que j'avais explorés  fin 2009 en préparant l'intervention "Suspense : comment pourra-t'on réconcilier « Gestion des connaissances » et « E-formation » ?"

Table des matières

Il y a de quoi faire un tour des évolutions du sujet dans Technology-enhanced Learning
Work Programme successifs de 2007 à 2012
Projets financés

  • FP8
  • FP7
  • FP6
  • FP5

Publications

  • FP7 project brochures
  • FP6 project brochures
  • Leaflets
  • Other


La commission finance des réseaux issus de ces consultations

Le programme Digital Libraries peut concerner les bibliothèques universitaires

Il y a aussi une rubrique e-learning dans eContentPlus (2005 – 2008)
Programme
Projets financés

et un portail général d’information : elearningeuropa.info


Il y a de quoi faire un tour des évolutions du sujet dans Technology-enhanced Learning


Les thématiques sont multiples, les idées fourmillent dans ces projets : il faut aussi aller aux résultats pour voir ce qu’il en est en réalité. Je n’ai pas le temps de faire un dépouillement (pour montrer la faiblesse probable de la présence française) et encore moins une évaluation : ces sujets couvrent-ils bien le domaine ?.  

Work Programme successifs de 2007 à 2012

 

Projets financés

 

FP8

FP7

26 projects result from the first two calls for proposals under FP7. Start dates were between February 2008 and October 2010. The 13 projects selected from the latest call have started between July and October 2010.
List with short descriptions

FP6

32 technology-enhanced learning research projects have been funded.
List with short descriptions

FP5


For earlier projects see the TeLearn website in the IST portal (archived

 

Publications

 

FP7 project brochures

·        Technology-enhanced learning in FP7
Short descriptions of the 13 projects launched between February and March 2009 (320KB)

FP6 project brochures

·        Technology-enhanced learning - 32 European research projects.
Short descriptions of all FP6-funded projects(310KB)

Leaflets

·        TeLearn - Technology-enhanced Learning
August 2008 (77KB)

Other

·        Educating Europe - Exploiting the benefits of ICT. Brochure in the series "ICT Research - The policy perspective".
20 pages; May 2010 (
440KB)

 

La commission finance des réseaux issus de ces consultations





 


 

Le programme Digital Libraries peut concerner les bibliothèques universitaires

 

Il y a aussi une rubrique e-learning dans eContentPlus (2005 – 2008)

Programme

Projets financés

 

et un portail général d’information : elearningeuropa.info


vendredi 7 septembre 2012

Nos ressources pédagogiques universitaires ont leur projet de web sémantique : essayez le démonstrateur !


J'entends parler de web sémantique depuis plus de 10 ans, mais je n'avais jamais jusqu'à présent eu l'occasion d'ouvrir réellement le couvercle en voyant se dérouler un vrai projet. 

Je viens d'en apprendre plus en regardant le démonstrateur du projet SemUNIT, financé par l’Université Numérique Ingénierie et Technologie (UNIT) à la suite de son appel à projet 2010 : 

2010-21 SemUNIT : Des services sémantiques pour UNIT Monique Grandbastien Voir la fiche détaillée


Le résultat de la première phase est un démonstrateur visitable en ligne sur http://semunt.supelec.fr/. Il s’agit encore d’une maquette, avec une interface certainement insuffisamment explicite pour la masse des utilisateurs visés. C’est pour moi une découverte du back-office d’un projet de web sémantique : par exemple, nombreuses interfaces de métadonnées produites par Pubby
 
  • Des essais de requêtes sur le portail donnent des résultats convaincants, qu’on est invité à filtrer en limitant à une classification Dewey (il serait utile qu’on puisse filtrer avec la somme de plusieurs lignes Dewey) ou en limitant certaines ‘facettes’. Pour emporter la démonstration, il faudrait quelques actions de comparaison avec le résultat de requêtes sur le portail ORI-OAI
  • La fonction « recherche d’experts » est particulièrement intéressante, et mérite certainement des prolongements très importants. On a ici essentiellement des contributeurs aux UNT, qu’en serait-il si on pouvait élargir ce service aux chercheurs ?, etc. ...
On trouve sur la toile quelques documents récents présentant le projet (conférence 2012 SemWebPro et surtout la présentation, article de la conférence Linked Learning) avec des détails suffisant pour le lecteur relativement profane.

Au vu des documents que j'ai consultés, on est dans un projet de web sémantique canonique (j'en retrouve les sigles, et je commence à comprendre un peu de quoi il s'agissait !)  : il s’attache à la « création d’une ontologie en OWL capturant le sens des métadonnées utilisées », permettant de construire des "triplets RDF  à partir des données SupLomFr des ressources des UNT. Une architecture de publication est choisie, et un premier service d’interrogation par SPARQL est mis en place.     

Dans l'article de la conférence Linked Learning, les références à des travaux comparables sont commentées avec autorité (Lucero, ), les choix faits au cours de cette phase de la réalisation sont explicités clairement, la mobilisation et la mise en œuvre d’outils (apparemment  facilement disponibles mais fort  experts) sont conduites méthodiquement avec une grande efficacité.

Je vois dans l'article qu'on est dans le même sujet que celui des Linked Data (mais si, vous connaissez déjà, vous avez entendu parler d'Open Data et de data.gouv.fr). Si l’utilisation de technologies pour les linked data se répand, elle reste innovante dans de nombreux domaines d’application. Il est donc très approprié qu’on les applique dès maintenant aux ressources de e-formation de nos Universités Numériques Thématiques (UNT), puisqu'il s'agit par principe de ressources pédagogiques libres

Cette démonstration grandeur nature d’un projet de linked data est à mettre en relief comme exemple concret auprès de décideurs jusqu’ici peu familiers des perspectives ouvertes par ces approches. Dans l'état actuel du démonstrateur, même si cela reste peu accessible pour le profane, j'estime cependant que la visite en est utile !. 

La même équipe a déposé un dossier pour le financement de la phase 2 à l'appel à projet UNIT 2012 :
2012-25 - Déploiement de SemUNIT - UNIT - Voir la fiche détaillée

Un peu de vulgarisation sur le ‘comment’ des prouesses des outils du web sémantique, à partir de cette réalisation, sera très utile pour notre culture générale. Ainsi, à partir de 6000 ressources pédagogiques, on engendre un million de triplets RDF, ce qui permet au moteur de recherche de donner son plein. On comprend que les ‘classes’ et les ‘propriétés’ reprennent toutes les liaisons existantes, mais jusqu’à présent non exploitables, issues de l’indexation SupLomFr. 

On comprend aussi que le projet, en tant que projet de web sémantique & linked data, reste adaptable et enrichissable au fur et à mesure des réflexions futures. 

En particulier, si la mobilisation des données disponibles et organisées dans le SupLomFr a permis cette réalisation en lui donnant une fondation homogène, on peut se demander comment on articulera cette approche dans les cas où on disposera d’ontologies et de séries de triplets RDF complémentaires du monde du linked data, construites à partir d’autres bases : analyses textuelles internes à tel ou tel domaine scientifique et technologique, DPpedia, … . La conclusion de l’article pointe bien la piste de liaison avec DBLP, ...